Commentaires de René Blanès sur l'expansion de Téniet

Teniet-el-Haad vu par satellite via Internet
Commentaires sur l'expansion du village

Voici un commentaire de René Blanès, sur l'expansion de Téniet à partir d'une vue par satellite.

A l'occasion d'une navigation sur Internet et plus précisément sur le site http://teniet-el-haad.e-monsite.com, j'ai pu découvrir le plan général de Teniet et me rendre compte combien le village, que nous avions quitté en 1962, avait changé. Cette constatation avait été déjà effectuée lors de ma visite éclair en Algérie en Novembre 1987 à la faveur d'un déplacement professionnel à l'issue duquel le besoin de témoigner de ce que j'avais vu après 25 ans d'absence avait fait l'objet de la rédaction d'un petit fascicule résumant ma visite au village natal avec quelques photos à l'appui relatant ainsi son évolution après nôtre départ.
La vue du plan actuel mettant en évidence une nouvelle poussée géographique des limites urbaines, je n'ai pas résisté d'entreprendre la rédaction de commentaires pour expliquer le triplement, voire le quadruplement de la superficie de l'espace bâti puisque l'entrée du village en arrivant d'Affreville se situe à la hauteur du pont de la vallée (ex propriété SALLE Antoine) et la sortie au niveau du col vers la route de Vialar.
Le développement a été plus dense du côté Ouest du fait du tracé d'une nouvelle voie de circulation partant presque du pont de la vallée pour rejoindre, en passant derrière l'abattoir, la zone comprise entre la Commune Mixte et la caserne et se prolonger jusqu'à la route des cèdres (au-dessus du quartier des coopérants des pays de l'Est qui s'y étaient installés sous l'ère Boumédienne). De là, en contournant la caserne des goumiers et la prairie St MARTIN, cette nouvelle route se raccorde à la Nationale 14 à hauteur du col avec ses trois directions : route des fermes, route de Vialar et route de Taza.
Ceci étant, et en se penchant toujours sur le secteur Nord-Ouest du plan, l'on relève dès la bifurcation du pont de la vallée en allant vers l'ex-propriété DUPUIS un lotissement de maisons individuelles juxtaposées  qui constitue à lui seul un véritable quartier (c'est d'ailleurs là que j'y ai été hébergé en 1987) peuplé de 2.000 habitants au moins qui bénéficient de tous les équipements publics : écoles ,centre médico-social, commerces etc...
En reprenant la R.N.14, le flanc de la colline située en face du chemin conduisant à la cascade a été complètement urbanisé jusqu'à l'ancien marché aux bestiaux à la place duquel il y a un établissement scolaire genre collège.
Toujours à flanc de colline, au dessus de l'ancien abattoir, un autre lotissement très important a été implanté, il a été réservé au logement des anciens djounouds et leurs familles, c'est une des premières réalisations entreprise en 1962/63.
Ensuite, sur les terrains compris entre la Commune Mixte et la caserne de multiples immeubles collectifs ont été édifiés avec implantation de centres commerciaux et équipements divers. Plus à l'Ouest encore, un grand Hôpital avec toutes les annexes indispensables à sa marche ont été construits (selon ce qui m'avait été dit à l'époque, c'était  des coopérants des pays de l'Est qui avaient eu la charge de ce projet). En suite, d'autres établissements scolaires et équipements sportifs ont trouvé place vers la Commune Mixte ainsi que dans l'enceinte de l'ancienne caserne.
Au de là de l'ancienne route de la Commun Mixte l'on découvre de nombreuses zone d'habitations collectives et individuelles sous forme de lotissements qui couvrent d'anciens terrains à vocation agricole puis à proximité  de la caserne en revenant vers les écoles de filles et garçons, un complexe administratif de grande envergure a été réalisé sur le plateau qui nous servait de terrain de foot à l'époque de ma scolarité (années 1944/48).
En suivant la nouvelle voie constituant route d'évitement juste à sa jonction avec la route des cèdres, l'on relève l'existence d'une autre concentration d'habitations individuelles juxtaposées représentant un énième secteur loti sur les terrains situés en deçà du château d'eau localisé sur la route des cèdres.
Toujours dans ce secteur, les terrains situés dans le prolongement de la nouvelle école construite face à la sous-préfecture au-dessus des H.L.M ont  été réservés à d'autres équipements scolaires et sportifs nous permettant d'arriver au grand Stade qui a été réalisé sur l'emprise de l'ex prairie St-MARTIN,  avec moult habitations sur la colline voisine ainsi que celle située à proximité du col en bordure de la route des  fermes.
Nous voici parvenus à la sortie Sud du village, nous allons maintenant faire le chemin inverse en empruntant toute la zone Est à partir de l'axe constitué par la route de Tiaret.
Depuis le col jusqu'au nouveau village, tous les terrains anciennement à vocation agricole (ex propriété St-Martin) sont totalement urbanisés : près du col en bordure de la route de Taza se trouve un grand complexe destiné à la formation professionnelle avec tous les équipements accessoires à son fonctionnement puis une zone d'immeubles collectifs d'habitation à laquelle succède un lotissement de maisons individuelles construites à flanc de colline pour atteindre le secteur des terrains localisés près de la prison qui ont tous été construits, nous ramenant ainsi sur la route qui conduisait au cimetière à flanc de coteaux, route qui avait vu naître un début d'urbanisation avant notre départ puisqu'il y avait eu des immeubles collectifs d'H.L.M qui y ont été édifiés en 1960/62 . Cette urbanisation s'est poursuivie intensément avec la construction de structures scolaires et leurs annexes de telle sorte que tout l'espace partant de cette zone jusqu'à l'ancienne route du cimetière (en prolongement de la rue Margueritte) a été recouvert de multiples constructions. On peut même supposer que l'ancien village nègre a été totalement restructuré pour arriver vers les terrains localisés en face de l'ancien hôpital qui eux aussi ont été construits et équipés d'une clinique avec maternité, nous conduisant pratiquement à la sortie du village où il y a encore quelques constructions au-delà des stations d'essence qui existaient avant.
Ce faisant, le tour périphérique du village a été réalisé, l'on peut mesurer combien il a été nécessaire de promouvoir une politique urbaine pour assurer le logement de toute la population actuelle qui frise peut-être les 40.000 habitants ?  Non sans relever que le centre du village ancien a vu lui aussi son train de modifications par des surélévations multiples d'habitations existantes et par l'utilisation des surfaces de jardins à des fins de logement …  Tout ceci a été réalisé en respectant l'esprit architectural du village qui du fait de son expansion galopante peut être classé comme une petite ville …

Mars 2009
René Blanès                                                                                                                                             


25/09/2011
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